Culture & Société

Le Carl-Schurz-Haus et l'amitié franco-allemande

Fondée en 1952, la Maison Carl Schurz est le poumon francophone de Fribourg. Médiathèque, cours, concerts, cinéma : elle fait vivre quotidiennement ce que les traités ont écrit.

Marie Dubois · · 1 min

Qui n'a pas poussé la porte du 22 Eisenbahnstraße n'a pas compris la double identité de Fribourg. Le Carl-Schurz-Haus, discret bâtiment entre la gare et la vieille ville, est depuis plus de soixante-dix ans le lieu où la France parle au Bade-Wurtemberg — et inversement.

Une fondation d'après-guerre

Créée en 1952 avec le soutien des autorités américaines, puis franco-allemandes, la maison porte le nom de Carl Schurz, révolutionnaire allemand de 1848 devenu sénateur américain, symbole d'ouverture et de démocratie. Dès le début, elle est pensée comme un centre culturel, pas comme un institut officiel.

Ce qu'on y trouve

  • Une médiathèque française et anglophone de plus de 20 000 titres : romans, BD, revues, films, jeux pour enfants.
  • Des cours de français tous niveaux, y compris enfants et préparation DELF/DALF.
  • Un cinéma français en VO sous-titrée, deux séances par semaine.
  • Une programmation culturelle : concerts, lectures, tables rondes.
  • Un café-librairie, ouvert aussi aux non-membres.
« Nous ne sommes pas un consulat. Nous sommes un salon. » — L'actuelle direction du Carl-Schurz-Haus.

Le public

On y croise des étudiants Erasmus, des retraités passionnés, des enfants en atelier bilingue, des entrepreneurs qui cherchent des partenaires en Alsace. La maison revendique plus de 3 000 adhérents, mais bien plus de visiteurs.

Les grands rendez-vous

La Woche der französischen Kultur, en novembre, attire chaque année plus de 5 000 personnes. Concerts, expositions, dégustations, débats. Le 14 juillet, garden party dans la cour — tout le monde est invité.

Pour les nouveaux arrivants

Premier conseil aux Français fraîchement installés : passer au Carl-Schurz-Haus dans les deux semaines. On y trouve une communauté, un emploi à temps partiel parfois, et souvent, les premières vraies amitiés. Pour les Allemands curieux de France, c'est la même chose — avec croissant frais le samedi matin.

Un bâtiment modeste, donc, mais peut-être le plus efficace des ambassadeurs.

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